La précarité et le geste attentif sont au cœur du travail de Marjolaine Turpin. L’artiste parcourt des lieux sans se précipiter, en relève les failles, les brèches, les bords, les fragilités par divers gestes plastiques. Elle raconte par une variété de pratiques discrètes et non-autoritaires les accidents de la matière, ses respirations, ses évolutions. Composant avec les caractéristiques humaines et naturelles des lieux, elle s’inscrit dans une logique de déprise bienveillante et hospitalière.
Écrit par Juliette Gaufreteau.